Né à Honfleur, Erik Satie passe par le Conservatoire de Paris sans y trouver sa place, puis gagne sa vie comme pianiste dans les cabarets de Montmartre. À partir de 1898, il vit à Arcueil. Ses pièces pour piano, souvent courtes, portent des titres et des indications inattendus : les trois Gymnopédies de 1888, les Gnossiennes, plus tard Sports et divertissements. Leur écriture dépouillée a marqué les compositeurs français du début du XXe siècle.
Commence par la version facile de la Gymnopédie n° 1 : elle garde la mélodie et l'harmonie de la première partie, avec un accompagnement simple, et te laisse écouter la lenteur du morceau sans te soucier des sauts. Passe ensuite à l'original. La main gauche y alterne une basse grave et un accord dans le médium, ce qui l'oblige à couvrir des écarts allant jusqu'à quinze demi-tons, tandis que la main droite chante au-dessus sans jamais presser. Le tempo reste lent d'un bout à l'autre : c'est la régularité du balancement qui fait la pièce.