Le morceau
Mozart a inscrit cette sonate dans le catalogue de ses œuvres comme une « petite sonate pour clavier, pour débutants » ; c’est plus tard qu’on l’a surnommée Sonata facile. Ce premier mouvement est une forme sonate en miniature : un thème chanté sur une basse d’Alberti, des gammes qui filent, un second thème en sol majeur, un développement bref. Une particularité retient l’attention : la réexposition ne commence pas en do majeur mais en fa majeur, et la musique ne retrouve le ton principal qu’ensuite.
La main gauche joue un peu plus de la moitié des notes, surtout en basse d’Alberti (do, sol, mi, sol en croches). Elle doit rester discrète et parfaitement égale : laisse le poignet tourner légèrement plutôt que de frapper chaque note du doigt. À la main droite, les gammes demandent un passage du pouce sans à-coup, car un accent mal placé trahit chaque changement de position. Les trilles des fins de phrase s’arrêtent net sur le temps qui suit. Le travail en mains séparées fixe ces deux mécanismes ; réunis-les ensuite lentement, en vérifiant que la basse reste sous le chant.