Le morceau
Liszt part ici du rondo final du deuxième concerto pour violon de Paganini, dont le thème évoque une clochette. Il en tire une première étude en 1838, puis la remanie et la publie en 1851 dans ses Grandes études de Paganini : c'est cette version qui est jouée ici. Le thème revient à plusieurs reprises, chaque fois plus orné, comme dans une suite de variations, jusqu'à une conclusion Animato.
La clochette, c'est une note aiguë que la main droite va chercher sans cesse, souvent à plus d'une octave de distance : 611 sauts à droite. Le secret est de regarder la note d'arrivée et non celle de départ, en laissant le bras se déplacer latéralement, poignet bas et souple. Les 309 notes répétées se jouent en changeant de doigt, pour garder le son net. Dans les variations, trilles et trémolos montent jusqu'à près de 29 attaques par seconde en pointe : ce sont des rotations du poignet, pas des frappes de doigt. Avec cinq dièses à l'armure, commence par lire la partition à mains séparées, en t'attaquant d'abord aux sauts, lentement et justes.