Le morceau
Une main gauche en croches qui ondule largement, à 6/4, et au-dessus une mélodie Larghetto qui, dès les premières mesures, se défait en longs groupes de notes rapides, écrits en nolets, qui ne coïncident pas avec les croches de la basse : c’est l’ouverture du premier nocturne de l’op. 9. La partie centrale passe en ré bémol majeur, sotto voce, avec une mélodie en octaves à la main droite, puis le thème du début revient, et la pièce se termine en majeur.
Les octaves sont toutes à la main droite, 134 attaques, et toutes dans la partie centrale : garde-les liées autant que possible, en changeant de doigt sur les touches noires, et laisse la note du dessus mener. Six notes sur dix reviennent à la main gauche, en arpèges qui couvrent plus d’une octave : laisse le bras accompagner le mouvement et la pédale suivre chaque harmonie. Pour les longs groupes de la main droite, repère les points d’appui où une note tombe avec la basse, puis répartis le reste sans précipiter la fin du groupe.