Le morceau
Deuxième des trois nocturnes de l’op. 15, ce Larghetto est d’une écriture très ornée : la mélodie, souvent sur des notes répétées, s’orne de traits rapides en petites valeurs qui filent jusqu’à l’aigu. La partie centrale, marquée doppio movimento et sotto voce, double le tempo : la main droite y conduit à la fois un chant et une voix intérieure en notes rapides, au-dessus d’accords de la main gauche. Puis le Larghetto revient, plus bref.
Avec six dièses à l’armure et encore des altérations en plus, la lecture est le premier obstacle : prends le temps de nommer les notes avant de jouer. Les traits ornementaux de la main droite montent jusqu’à onze attaques par seconde : ils décorent le chant et se jouent légers, sans heurt, en visant la note où ils arrivent. Les notes répétées de la mélodie, une quarantaine, doivent chanter chacune un peu différemment, sans être frappées. Dans le doppio movimento, sépare d’abord le chant de la voix intérieure, puis réunis-les en gardant le chant au-dessus.