Le morceau
Cette chanson française du XVIIIe siècle commence par une demande : prêter sa plume à « mon ami Pierrot » pour écrire un mot. En 1860, Édouard-Léon Scott de Martinville en enregistra quelques vers avec son phonautographe, un appareil qui traçait le son sur du papier noirci sans pouvoir le rejouer. Rendu audible en 2008, ce tracé compte parmi les premiers enregistrements connus d'une voix humaine. Ici, la mélodie passe à la main gauche.
La main gauche chante entre le sol grave et le mi, presque toujours dans la position de cinq doigts posée sur do. Comme le pouce est en haut, les doigtés s'inversent par rapport à la main droite : do se prend avec le 5, ré avec le 4, mi avec le 3. Les deux premières phrases sont identiques. La troisième répète le ré, puis descend jusqu'au sol grave : la main doit s'ouvrir vers le bas avant de revenir pour la reprise du début. À droite, sol, fa, mi et ré tiennent deux ou quatre temps ; laisse-les sonner sans les rejouer.