Le morceau
Le Clavier bien tempéré rassemble en 1722 des préludes et fugues dans les vingt-quatre tonalités majeures et mineures, et ce prélude en ouvre le premier livre. Toute la pièce déroule un même geste : un accord par mesure, égrené en arpège. Cette version facile, écrite pour Noctave d'après le début et la conclusion de l'original, remplace les doubles croches par des croches et ne garde qu'une fois par mesure la figure que Bach fait entendre deux fois.
À la main gauche, une basse sur le premier temps, puis une seconde note qui entre une croche plus tard et tient jusqu'au bout de la mesure : enfonce-la sans lâcher la première. La main droite attend un temps, puis joue deux fois trois notes montantes, sol-do-mi dans la première mesure. D'une mesure à l'autre, une partie des notes reste souvent en place ; repère celles qui bougent avant de jouer, c'est le vrai travail de lecture que demande ce prélude, et il prépare la version complète. Les points d'orgue de la fin invitent à laisser résonner le dernier accord.