Le morceau
Les vingt-quatre préludes de l'op. 28, publiés en 1839, parcourent toutes les tonalités majeures et mineures en suivant le cycle des quintes. Le septième tient en une seule idée, reprise de phrase en phrase dans un rythme de danse proche de la mazurka. Chaque phrase part de la même levée et du même rythme, croche pointée et double croche suivies de deux noires, puis se pose sur un accord tenu. Le texte musical est celui de l'édition Peters de 1879.
Les accords sont partout : à droite, la mélodie se trouve au sommet d'accords de deux ou trois notes, et il faut donner plus de poids au doigt du haut pour qu'elle reste au premier plan. À gauche, une basse grave sur le premier temps, puis deux accords plus haut : le saut doit être rapide et sans dureté. Le sommet de la pièce arrive sur un accord arpégé plus large, coloré par un la dièse, qui demande d'ouvrir la main. Change la pédale avec chaque basse pour ne pas mêler les harmonies, et garde la double croche légère, comme un appui de danse.