Le morceau
Au XIXe siècle, une ballade raconte une histoire, souvent sombre. Burgmüller en donne une version de poche en do mineur, à 3/8, Allegro con brio : la main droite martèle des accords piqués pendant que le thème gronde dans le grave, à la main gauche, en doubles croches. La partie centrale passe en do majeur et confie le chant à la main droite, puis l'histoire reprend et se referme sur les deux mains à l'octave.
Les accords dominent l'écriture. À droite, ils doivent rester légers et rebondir du poignet pour laisser passer le thème de la main gauche, joué lié et bien articulé. L'armure de trois bémols se double de nombreuses altérations, près d'une note sur cinq : le si bécarre et le la bécarre reviennent sans cesse dans le motif de basse, do-si-do-sol-la-si. Repère-les une fois pour toutes. Dans la section en majeur, change de couleur : chant lié, accompagnement doux à contretemps. Avec plus d'une centaine de mesures, le poignet droit fatigue vite ; vérifie régulièrement qu'il reste souple plutôt que d'enfoncer les accords.