Le morceau
Les exercices de l'op. 821 (1853) tiennent chacun en huit mesures et visent un seul problème technique. Leur auteur, élève de Beethoven puis professeur de Liszt, a consacré une grande part de son travail à l'enseignement du piano. Le n° 3 travaille les tierces : la main droite enchaîne des doubles notes en doubles croches, au-dessus d'accords brefs à la main gauche.
Chaque groupe commence après une double croche de silence : trois tierces liées, do-mi, ré-fa, do-mi, la main bien posée, les doigts 1-3 et 2-4 qui alternent. Les deux notes de chaque tierce doivent tomber exactement ensemble ; écoute si l'une dépasse. Le silence de départ compte : sans lui, le motif bascule sur le temps. La main gauche joue des accords courts suivis de silences, puis des basses qui sautent d'une octave ; garde-la légère et précise sous les tierces. La main droite tient en moyenne 4,5 attaques par seconde, avec des pointes à 5,3 : à ce tempo, la souplesse du poignet compte davantage que la force.